13 juil. 2012

Lettre à la ministre d'État des Affaires Étrangères

*En référence à la communication antérieure avec la ministre, celle-ci ci-bas, sous la réponse de M. Walsh.


Madame la ministre,

Tout d'abord, merci de votre réponse, et désolé de n'avoir pû y répondre avant.

Je conviens avec vous que notre pays a, depuis très longtemps, entretenu des liens avantageux avec Cuba, favorables tout autant pour les deux partenaires. Aussi, il est vrai qu'il a joint sa voix à la très grande majorité des pays présents à L'Assemblée Générale annuelle de l'ONU, condamnant l'injuste et immoral embargo américain.

Cependant, lorsque vous prétendez vouloir défendre un engagement à promouvoir un changement de système économique et politique, vous appliquez ici une politique d'ingérence et de non-respect du droit à l'auto-détermination de Cuba. Vous prenez prétexte de vouloir défendre les droits politiques et civils des cubains alors que ces derniers se sont donnés des structures et des organisations répondant à leurs besoins. Pourquoi donc devrions nous leur imposer un système à notre image ? Soit, le leur n'est pas parfait, mais le nôtre l'est-il ?

Vous dites que vous travaillez avec Cuba, dans de nombreux forums multilatéraux ; pourtant, c'est plutôt le contraire que nous constatons avec votre position faisant l'écho de celles des É-U, même en précurseur devant ce dernier pays. Le Canada n'a -t-il pas été le seul pays avec les É-U à s'opposer à la participation de Cuba au dernier Sommet des Amériques en Colombie, dont vous faites ici mention ?

Vous avez alors prétendu qu'il ne rencontrait pas les principes démocratiques pour permettre sa participation. Et la Colombie alors ? là où les assassinats de dirigeants syndicaux sont monnaie courante, les découvertes de charniers humains, des dirigeants impliqués dans les massacres perpétrés par des para-militaires. Rien de tout çà à Cuba; pas de disparition, pas de torture ni de gaz lacrymogène pour disperser les opposants.

Quels sont donc ces valeurs que vous voudriez que les cubains adoptent ? Serais-ce les milliers de médecins envoyés dans les pays pauvres ou l'éducation et la santé gratuite offert à ses habitants qui ne cadreraient pas avec les valeurs que sont les nôtres ?

Vous parlez d'élections concurentielles comme gage de démocratie; pensez-vous vraiment qu'elles seraient concurentielles à 150 kilomètres du pays le plus puissant au monde, qui occuppe une base militaire sur le territoire contre le gré du pays, qui finance à coup de millions, sans même s'en cacher, une opposition fabriqué sur le terrain, en contact direct avec une mafia cubano-américaine en Floride, responsable de milliers de morts, par actions terroristes à partir du territoire américain?

Madame la ministre, merci de vous préoccuper du sort des cubains, mais ne vous en faites pas, ils s'accomodent bien de leur système et sont fiers de leur dirigeants. Leur plus grande préoccupation ne se situe pas au niveau de la liberté de presse ou de la libre expression, mais bien par toutes les privations et difficultés de tout genre que leur afflige ce blocus criminel et génocide imposé par l'Empire.

S'il vous plait, faites en sorte que notre gouvernement canadien se tienne enfin debout et adopte une politique indépendante de celle des É-U. Plutôt que de vouloir imposer nos valeurs à ce petit pays pacifique, faites plutôt la promotion de celles que ce système, imparfait soit-il, peut véhiculer en terme de justice et de générosité.

Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec
Le 26 juin 2012

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Monsieur,

Je vous remercie de votre courriel du 9 mars 2012 au sujet de la position du Canada sur la participation de Cuba au Sommet des Amériques.

Le Canada entretient une relation de longue date, active et mutuellement avantageuse avec Cuba, qui remonte à 1945. Cette relation comprend non seulement le commerce, l’investissement et le tourisme, mais également l’aide au développement et les échanges académiques et culturels. Notre engagement à Cuba repose sur un objectif essentiel : promouvoir l’émergence d’un système politique et économique plus ouvert qui respecte les droits civils et politiques des citoyens. Nous sommes d’avis que des élections concurrentielles, de pair avec une liberté d’expression, d’association et de presse sont toutes des pierres angulaires d’une société démocratique. Sur le plan bilatéral, nous croyons que l’engagement est le moyen le plus efficace d’encourager le gouvernement cubain à adopter ces valeurs.

Dans de nombreux forums multilatéraux, tels que l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Canada travaille également avec Cuba dans le but d’atteindre des objectifs communs. Nous avons appuyé la résolution de l’ONU faisant appel à la fin de l’embargo américain contre Cuba chaque année depuis 1993, notamment lors de la plus récente Assemblée générale de l’ONU en septembre 2011. Le Canada est opposé à l’application extraterritoriale de sanctions unilatérales de la part des États-Unis, qui mine le droit des entreprises canadiennes à mener leurs activités de manière conforme à la pratique commerciale internationale et aux lois du Canada, et qui ne respecte pas le droit international.

Lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA) de 2009, le Canada a également appuyé une résolution révoquant la suspension de Cuba de l’Organisation. Cette résolution a dessiné un parcours de réintégration de Cuba mettant en jeu « un processus de dialogue entamé à la demande du gouvernement de Cuba et en conformité avec les pratiques, buts et principes de l’OEA ». À ce jour, Cuba a choisi de ne pas entamer ce dialogue, et a indiqué qu’elle ne souhaite pas réintégrer l’OEA.

Lors du Sommet des Amériques tenu en avril 2012 à Cartagena en Colombie, auquel j’ai assisté en compagnie du premier ministre Stephen Harper, le Canada a défendu la clause sur la démocratie adoptée à l’unanimité par les dirigeants lors du Sommet de 2001 à Québec. La clause sur la démocratie stipule que les pays qui participent au Sommet des Amériques doivent assurer un respect rigoureux du système démocratique comme condition essentielle à leur participation.

Même si le Canada continue d’être engagé à l’endroit de Cuba, nous croyons fermement que le respect des normes démocratiques, notamment les élections concurrentielles et la liberté d’expression et de presse demeurent des préalables à la participation au Sommet des Amériques ainsi qu’à l’OEA. Malheureusement, Cuba n’a toujours pas satisfait à ces conditions. Le Canada accueillerait favorablement le retour de Cuba au sein de la famille interaméricaine et espère que Cuba engage un dialogue sur les conditions démocratiques nécessaires à sa participation à des événements régionaux semblables à l’avenir.

Je vous remercie à nouveau de m’avoir fait part de vos vues et je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


La ministre d’État des Affaires étrangères
(Amériques et Affaires consulaires)
L’honorable Diane Ablonczy, c.p., députée

8 avr. 2012

Honte au gouvernement canadien


Jeudi, 8 mars 2012, journée internationale des Femmes, Mme Diane Ablonczy, ministre des Affaires Étrangères ne s'est vraiment pas démarquée pour l'occasion. Elle nous a annoncé que la position canadienne s'opposait à la participation de Cuba, une fois de plus, au Sommet des Amériques, prévu en avril prochain en Colombie.

Pourtant, ce dernier pays, qui est l'hôte de l'événement, est loin d'être un exemple en ce qui a trait aux respects des droits humains, cause selon elle, pourquoi Cuba ''ne remplit pas les conditions démocratiques'' pour sa participation au Sommet.

Une fois de plus, le gouvernement Harper nous démontre jusqu'où va sa servilité pour satisfaire les visées de Washington. Tout comme son maitre à penser, l'hypocrisie et le mensonge sont partie prenante de leur politique.

Il est intéressant de voir ce qu'en pense le responsable américain, du temps de Bush, en poste à La Havane, à la Section des Intérêts Nord Américains (SINA), Wayne Smith :

''La démocratie et les droits de l'homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l'homme nous importaient, nos ennemis seraient l'Indonésie, La Turquie, Le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celles de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque.''

Michael Walsh

Association québécoise des amiEs de Cuba

La réalité à Cuba, vous connaissez?


En réponse à :  Benoit Aubin
Journal de Québec
Journal de Montréal

REF : texte du 20-03-2012 intitulé :
La pape à Cuba: la danse des vieillards

M. Aubin,

Votre texte, par son manque de respect et de professionalisme; ''danse des vieillards'' , ''goulag tropical'' , ''dictature communiste'', ''régime d'apartheid'', '' la vérité qui ne ferait pas partie des valeurs'', etc, aurait dû plutôt se retrouver dans les médias haineux de Miami, avec qui vous semblez partager la rhétorique sur Cuba.

De grâce, élargissez vos horizons sur la réalité cubaine. Vous affirmez que l'information ne circule pas, saviez-vous que le blocus étasunien empêche le pays d'accéder, comme tous les autres peuvent le faire, aux fibres optiques qu'ils contrôlent sous l'océan? Vous devriez savoir que privé de cette technologie, Cuba n'a d'autre choix que de se tourner sur les vieux satellites, ne pouvant quoffrir un service désuet de l'internet. Vous prétendez avoir visité La Havane à plusieurs reprises et d'y avoir remarqué que l'information ne peut pas circuler, donc pas de mobilisation possible. Pourtant à chaque année, on nous rapporte que des millions de personnes descendent dans la rue, à l'occasion du premier mai, fête des travailleurs. Elles ne sont pas reçues à coups de matraques et de gaz lacrymogène, comme c'est le cas dans plusieurs de nos pays. C'est avec leur dirigeant en tête qu'ils se mobilisent, ne vous en déplaise, et non contre eux, pour justement défendre leur système, si imparfait soit-il, et pour crier leur révolte au maitre du monde, qui à 150km de leur côte, leur impose un blocus criminel.

Michael Walsh

Association québécoise des amiEs de Cuba

23 avr. 2011

Lettre à Radio-Canada: Sujet: Émission du 15 avril 2011 à ''Une heure sur terre''

En référence à l'émission intitulée
'' Cuba, au bord de la faillite''





Lettre à Radio-Canada
''Une heure sur terre''
émission du 15 avril 2011
Ref :''Cuba, au bord de la faillite''
M. Jean François Lépine
M. Jean Michel Leprince


Messieurs,

Une fois de plus, vous avez bien livré dans ce reportage ce que Radio-Canada semble s'être donnée comme mission: discréditer les pays dont les systèmes politiques ne plaisent pas aux É-U. Toujours le même scénario; un montage habile, bien sûr en montrant parfois les deux côtés de la médaille mais en mettant beaucoup plus l'accent sur le côté négatif du socialisme en tant que système politique.


Vous nous parlez de Cuba au bord de la faillite en montrant du doigt un système communiste qui ne fonctionnerait plus, en omettant de mentionner au public deux des principaux facteurs responsables des difficultés économiques qui ont rendu nécessaires les modifications apportés au système.


Premièrement, pas un mot de mentionné sur le blocus de plus de 50 ans imposé par les différentes administrations américaines.

Un embargo criminel dont le but avoué est d'en finir par tous les moyens, y compris la faim, avec ce ''régime'' différent qui dérange dans l'arrière-cour.


Ensuite, vous passez sous silence la grave crise économique mondiale que la planète est entrain de traverser, dont l'unique responsable est l'Empire étasunien. Comme cette crise a eu des répercussions tragiques sur les pays les plus pauvres de la planète, Cuba en a aussi souffert.

Par conséquent, compte-tenu des deux facteurs précédents, il n'aurait pas été exagéré qu'on s'attende en conclusion de votre émission, que Cuba, dont on prédit la faillite depuis des dizaines d'années, résiste toujours et qu'il relève du miracle le fait qu'il continue à offrir à ses citoyens un système de santé et d'éducation que nos pays riches sont entrain de perdre.

Michael Walsh,
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec

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Merci, monsieur Walsh, de vos commentaires.

Je ne réponds habituellement pas aux procès d'intention faits par les téléspectateurs, mais je me contenterai de constater que vous ne contestez aucunement les faits que nous citons dans ce reportage. Ce qui me confirme que nous avons bien fait notre travail de journaliste.


Oui, l'état cubain est en faillite, et c'est même le Président Raoul Castro qui le confirme publiquement. Notre reportage n'avait pas pour but d'analyser les causes de cet état de fait, - vous avez vos hypothèses là-dessus, et je les respecte, - mais de montrer comment le gouvernement entend en sortir en instaurant des mesures visant à privatiser une partie de l'économie.

Si vous aimez Cuba autant que vous le prétendez, vous aurez constaté à quel point les Cubains ont trouvé dans ces mesures une source d'espoir et de prospérité.
C'est tout ce que nous avons voulu montrer. Toutes les autres intentions que vous nous prêtez ne relèvent que de votre imagination.

Merci de l'intérêt que vous portez à Une Heure Sur Terre.


Jean-François Lépine
Animateur-journaliste/Host
Une heure sur Terre
Société Radio-Canada/Télévision


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Merci à vous aussi, M. Lépine d'avoir pris le temps de répondre à ma lettre.

Je dois dire que votre reportage a quand même eu beaucoup de points positifs, contrairement à ce que l'on aurait pû croire suite au ton et à l'emphase misent dans le message répété tout au long de la semaine, nous annonçant l'émission à venir. Votre manière d'employer le mot ''faillite'' cachait mal votre neutralité, et on aurait pû se demander si vous auriez mis autant d'ardeur en parlant de la véritable ''faillite'' qu'a traversé et traverse toujours le système monétaire des banques et des institutions financières américaines, qui sont à l'origine, non seulement des maux de Cuba, mais de la crise planétaire qui ont entrainé dans la faillite, nombre de pays, y compris aux É-U même.

Des milliers de citoyens étasuniens ont perdu leurs emplois, se sont fait saisir leur maison et condamnés à vivre dans des tentes.


À Cuba, on rapporte qu'aucun cubain a perdu sa maison, que les soins de santé sont disponibles pour tous et toutes, et toujours gratuitement, ce qui n'est pas le cas chez leur voisin du nord.

Bon, vous me direz que votre reportage ne portait pas sur les É-U, j'en conviens. Mais j'aimerais que vous me disiez pourquoi, les dernières émissions ''Une heure sur terre'' ont justement traitées de pays qui s'opposent à l'unilatéralisme de la grande puissance. Des pays qu'elle considère être des facteurs de déstabilisation, ayant consacré des millions dans son budget pour justement les ''déstabiliser''. Imaginez que Cuba est toujours injustement sur sa liste de ''pays terroristes'', situation dénoncée récemment par l'ancien président des É-U, en visite d'amitié à Cuba.

Aussi, durant cette visite de Jimmy Carter à La Havane, ce dernier s'est prononcé pour la libération immédiate de 5 cubains, emprisonnés injustement aux É-U depuis 13 ans. Je vais vous épargner l'histoire de ces 5 héros, comme on les appelle à Cuba, sans doute en avez vous pris connaissance au fil de vos recherches et ouvrages journalistiques. Il s'agit en fait, selon de nombreuses personnalités internationales et de plusieurs prix nobels de la paix, une des plus grandes injustices du système judiciaire américain.

J'avais, il y a quelques mois, proposé à votre station de rendre publique ce cas, qui sans doute aurait été très profitable pour votre auditoire, compte-tenu du silence et de la censure aux É-U sur la question, au pays champion de la liberté d'expression.
Aucune nouvelle de votre part, ni même accusé-réception. Ceci dit M. Lépine, rien de tout celà relève de mon imagination, oui je continue à croire que Radio-Canada ne veut pas nuire au ''grand partenaire'' et diffuse des émissions plus propices à lui plaire.

Je continuerai à porter intérêt à ''une heure sur terre'' tout en souhaitant que le vent de gauche qui souffle sur notre Amérique parvienne jusque dans vos studios.

Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba


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Copie conforme au Conseil de Presse du Québec,
Fédération professionnelle des journalistes du Québec
L'Association des journalistes indépendants du Québec.

Monsieur Lépine,

Lors de votre dernière émission de Une heure sur terre, j’ai regardé et écouté le reportage réalisé par votre collaborateur, le journaliste Jean-Michel Leprince, sur les transformations de l’économie cubaine. Je dois dire que malheureusement, j’ai été déçu de la façon dont Monsieur Leprince s’y prend pour présenter une période d’ajustement dans le fonctionnement de l’économie cubaine.

Bien sûr, je pourrais décortiquer le choix des images, car celles-ci semblent choisies le plus souvent pour la vétusté des bâtiments ou leur manque d’entretien, afin de démontrer la tristesse et la pauvreté des lieux. Je dis images choisies, car je connais des images de Cuba qui suggèreraient tout le contraire. Idem pour les quelques malheureux personnages sélectionnés pour imager cette pauvreté que vous vous efforcer de démontrer. Mais ce qu’il manquait à mon avis dans ce reportage c’était vraiment les nuances dans les propos et arguments présentés.

Sans m’éterniser, je soulèverais bien quelques points qui me semblent, sauf votre respect, manquer un peu de rigueur.

Premièrement, lorsque l’on veut faire le portrait économique d’un pays comme Cuba, je ne comprends pas que l’on puisse le faire sans mentionner l’énorme embargo qu’est victime Cuba depuis cinquante ans de la part des Etats-Unis. Jamais, dans l’histoire, un pays n’a eu à subir un tel blocus et aussi longtemps. Cela doit compter dans l’économie d’un pays n’est-ce pas ? On ne peut pas occulter non plus les ouragans et les tornades qui chaque année frappe ce pays et dont résultent des millions de dollars de perte. Aussi, comment pouvez-vous passer sous silence la dure crise économique qui a récemment frappé l’ensemble de la planète, ici où ailleurs, dont bien entendu Cuba en a subit les contre-coups. Seulement ces trois éléments peuvent influencer fortement une économie comme celle de Cuba. Mais, tout ça est passé sous silence.


Deuxièmement, je crois que le choix des dissidents comme personnes crédibles ne passe pas le test. Comme journaliste spécialisé de l’Amérique Latine, vous devriez certainement savoir que Monsieur Oscar Espinosa Chepe, qui ne travaille pas depuis plusieurs années est pourtant connu pour avoir reçu et probablement reçoit encore des subsides étasuniens pour propager de fausses vérités sur la situation à Cuba? Ce personnage est peu crédible de par son ambiguïté dans le système. Tout comme la crédibilité de la blogueuse Claudia Cadelo qui laisse aussi quelque peu à désirer. Je serai bref. Pourquoi la rencontrer sur un banc de parc quand la Havane est supposément infestée de polices secrètes et qu’elle dit être sous haute surveillance et qu’il est très dangereux pour elle de parler à des journalistes étrangers? Pourquoi ne pas l’avoir rencontrer dans son milieu de travail où elle produit son blogue, peut-être chez elle ? Lui demander comment elle gagne sa vie à Cuba ? Comment elle s’est fourni l’équipement informatique ? Comment elle fait pour avoir une connexion haute vitesse à Cuba? Tant de questions qui pourraient contribuer à la recherche de la vérité, mais que Monsieur Leprince se garde bien de poser.

Bref, j’en aurais long à dire sur le manque de rigueur que comporte ce reportage sur l’économie cubaine, mais je m’en tiendrai à l’essentiel présenté ci-haut. Mais vous auriez pu aussi mentionner que pour un pays qui subit un injuste et un cruel embargo depuis cinquante ans, qui a été soumis aux pires actes terroristes montés par la première puissance mondiale, qui, à la mort de l’U.R.S.S , a perdu pendant un temps, 80% de ses importations et 85% de ses exportations, celui-ci malgré cela, jouit d’une espérance de vie de 76 ans et, fournit l’éducation, les soins de santé, le logement, la nourriture de base et la pratique du sport, gratuitement à toute sa population.

Enfin, comme sur le reportage sur Hugo Chavez, Monsieur Leprince et votre équipe semblent avoir un manque de connaissances sur la situation qui prévaut dans ces pays.

Alors, je me ferai un plaisir de vous faire aussi parvenir des articles pertinents sur Cuba lorsque les occasions se présenteront. Je vous en laisse déjà quelques-uns en bas de page.

Merci de votre attention et j’espère que mes critiques seront prises de façon constructive.

Denis Rémillard



19 mars 2010

Le ''franc'' blabla de Martineau


Une opinion, c'est avant tout un mélange de pensées et de valeurs. Le ''franc'' parler de Richard Martineau se révèle être un méli-mélo de préjugés, pimenté d'idées droitistes. Sans laisser place à l'objectivité, il aborde ses sujets en portant une attention particulière aux détails superficiels et en cachant très mal son manque d'ouverture par rapport à tout ce qui est différent de sa petite personne. De toute évidence, Martineau n'a pas le courage d'expliquer son opinion respectueusement, suite à cette réplique lui ayant été envoyée il y a quelque temps. Il l'a totalement ignoré. Ses disciples prétendront qu'il dit tout haut ce que plusieurs personnes pensent, mais que dire de ses attaques purement subjectives et de ses jugements sans modération aucune? Ce chroniqueur croit sans doute qu'il enseigne aux gens la bonne manière de penser par ses opinions popuristes et plus souvent qu'autrement, non fondées et basées sur le premier regard. Parce qu'il est si facile de penser facilement. Bravo au Grand Gagnant du councours du pire journaliste/chroniqueur de l'année 2009! (La Clique du Plateau - Parce qu'on nous prend pour des clowns)

S.Walsh
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M. Martineau,

Votre chronique FRANC PARLER, au Journal de Montréal devrait bien plutôt s'appeler COMMENT CHARRIER.

Celle du 28 février dernier, sous le titre : Fidèles à Fidel, fait preuve d'une démagogie sans pareil. Je ne parlerai pas de votre tour d'horizon, en passant par Raymond Aaron, citant Voltaire, éclaboussant Sartre, Godar et cie, je n'ai pas la prétention d'être aussi savant que vous, en me prononçant sur ces grands noms.

Mais, ce qui fait le titre de votre texte et les quelques premiers paragraphes ont de quoi faire redresser les cheveux sur la tête. Ce soit-disant prisonnier d'opinion, Orlando Zapata, aurait été selon vous, condamné à 32 ans de prison à Cuba, pour avoir tout simplement participé à une manifestation en faveur des droits de la personne.

Mais dites donc, vous vous n'êtes pas forcé trop trop pour nous sortir çà; prenez vous les lecteurs pour des imbéciles ?

Voici la réalité :

Zapata n’a jamais été accusé par le gouvernement de La Havane d’être stipendié par une puissance étrangère et l’a toujours considéré comme étant un détenu de droit commun. Zatapa disposait d’un lourd passé judiciaire. En effet, depuis juin 1990, il avait été arrêté et condamné à plusieurs reprises pour « troubles à l’ordre public, dégradations, rébellion à agent de la force publique, escroquerie, exhibitionnisme, voies de fait et détention illégale d’armes de 6° catégorie ». En 2000, il avait fracturé le crâne du citoyen Leonardo Simón d’un coup de machette. Son casier judiciaire ne comporte aucun délit d’ordre politique. Ce n’est qu’après son incarcération de 2004 que sa mère Reyna Luisa Tamayo s’est rapprochée des groupes d’opposants au gouvernement, mais elle n’a jamais été inquiétée par la justice.

Voyez M. Martineau, comment on convertie un prisonnier de droit commun en prisonnier politique. De plus, ce dernier demandait comme amélioration de détention, la raison de sa grève de la faim qui l'a conduit à la mort, une cuisine privée et un téléphone portable à l'intérieur de sa cellule; conditions impossibles à concéder, ce qui l'a conduit tout droit vers un suicide.

M. Martineau, ne prenez pas les lecteurs pour des cruches, gardez pour vous vos préjugés et votre haine pour Cuba.
Avec vos propos démagogiques, c'est tout le domaine journalistique que vous salissez.

Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec

7 janv. 2010

Cuba doit disparaître de la liste noire!


L’autorité Américaine de sécurité des transports vient de décréter des mesures plus strictes, à l’endroit des voyageurs provenant de certains pays, devant se rendre aux É-U. Parmi ces pays, sur la liste de ceux qui supporteraient le terrorisme, se retrouve en première ligne, l’ile de Cuba.

Pourtant, avec la venue au pouvoir de Barack Obama, on aurait pensé que cette injustice soit vite corrigée, et que la liste noire faussement élaborée par l’administration Bush, voit le nom de Cuba disparaître.

La manœuvre de la grande puissance n’est pas nouvelle : laisser croire que la victime, si elle est opposée à l’Empire, représente une menace à la sécurité. Pourtant Cuba a bien été un des premiers pays à dénoncer les attaques des tours jumelles en 2001. Aucun cubain n’a eu de mandat de son gouvernement, ni effectué à partir du territoire national, quelconque action terroriste aux É-U ou ailleurs dans le monde.

Mais, c’est bien le contraire qui s’est produit, à partir du pays qui se prétend à la fine pointe de la lutte contre le terrorisme. À partir de 1959, année du triomphe de la révolution Cubaine, Ce sont plus de 3000 cubainEs qui sont décédéEs, et 2500 restéEs handicapéEs , suite à des actes terroristes perpétrés à partir du territoire américain, principalement, la Floride, jusqu’à ce jour. Et, c’est justement via le transport aérien que la pire de ces actions a eu lieu en 1976, ou un aéronef de la Cubana de Aviacion, explosa en plein vol au dessus de La Barbade, entraînant la mort de ses 73 passagers. Le coupable, l’agent de la CIA, Luis Posada Carriles, cubano-américain vivant à Miami, toujours libre dans les rues de cette même ville, a même été jusqu’à se vanter de l’exploit en entrevue à la télévision américaine.



Cuba est un pays pacifique, qui fût un des premiers, victime de la terreur dans les airs, et s’est toujours opposé à ce type d’actions. Il serait donc de mise que son nom ne fasse plus partie de cette liste noire.



Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba

10 oct. 2009

Obama, Prix Nobel de la Paix?


Si la mafia distribuant les bons points aux amis de leurs amis avait besoin de se déconsidérer encore une fois, c'est désormais fait.
Ils ont nommé Obama Prix Nobel de la Paix.
Vous pouvez vous creuser le muscle de derrière le front, vous ne trouverez aucune raison qui justifie cette nomination.
l'Irak et l'Afghanistan sont toujours en vrac; Le Honduras subit depuis 5 mois un terrible coup d'Etat avec la complicité active des Etats-Unis; Cuba souffre plus que jamais du blocus criminel que Clinton vient de condamner il y a 48 heures (ces trous du cul de politiciens deviennent -relativement- humains et lucides quand ils ne sont plus au pouvoir)....

À mon avis, ce prix attribué par anticipation ressemble davantage à un "permis de tuer" pour la CIA qu'à une récompense.
Tous dans la cuvette et tirons la chasse!
-Xarlo-