Les nouvelles qui nous sont rapportées ces jours derniers sur la situation au Vénézuéla portent beaucoup à réflexion. On minimise la tentative de coup d'état, ridiculisant presque le président Maduro, qui se plaindrait à répétition qu'on veuille attenter à sa vie et le renverser. D'autre part, on veut nous montrer un pays instable, quasi à la banqueroute, aux prises avec un système invivable.
Encore une fois, la presse se fait la porte-parole de ceux qui sont allergiques au socialisme et qui prônent un renversement du gouvernement élu démocratiquement au Vénézuéla. Pourtant, la chaine de télévision Télé Sur a bien étayé, hier, les preuves de l'implication des É-U dans la préparation, mise sur pieds et financement de ce nouveau complot, heureusement, déjoué juste à temps.
Même le président des É-U, dans un de ses allocutions il y a quelques jours, osait dire qu'il pourrait être nécessaire de tordre le bras à certains pays. Dans un même temps, nos perroquets d'ici, du gouvernement fédéral, dont un député du parti libéral et la chef du parti Vert, nous avisaient ''qu'il va falloir être attentif à ce qui va se passer tout prochainement au Vénézuéla'' .Sans doute voulait-on nous en mettre plein la vue de ce genre de photos et d'articles,truquées et biaisés afin de tromper les canadiens pour mieux leur faire accepter l'éventualité d'un coup d'état.
C'est à questionner l'implication plus ou moins éloigné de notre gouvernement dans ce plan US de terreur.
Michael Walsh
5655,Ave Royale
Boischatel, Qué
Tel: 418-822-1885
13 février 2015
16 févr. 2015
Lettre à Mme Elizabeth May
Mme Elizabeth May
Chef Parti Vert
Ottawa Canada
Mme,
Que s'est donc -t-il passé pour que vous et Irwin Cotler, preniez position il y a quelques jours dans La Presse, demandant aux canadiens d'avoir un oeil prochainement sur la situation des droits de l'homme au Vénezuela ? Serais-ce que vous appréhendiez le coup d'état déjoué hier par les autorités du pays ? Vous parlez, tout comme Obama, de la libération d'un prisonnier politique; sans doute voulez-vous parler de Léopoldo Lopez, reconnu coupable de la mort de plus de quarante personnes. Savez vous de quoi vous parlez madame ? Ce dernier n'a récolté guère plus de 1% de votes aux élections et alors appelé la rue à ''sortir Maduro'' démocratiquement élu par son peuple, à travers un système électorale des plus modernes et justes.
Comment le gouvernement du Canada en est-il arrivé à prendre de telles positions, aussi réactionnaires les unes que les autres sur la scène internationale ?
Pire encore, votre Parti Vert qui s'est fait connaitre et vous a fait élire avec une façade progressiste, vient de changer radicalement de couleur à mes yeux. Il s'apparente bien plus ici au Tea Party des É-U.
Je respecte vos origines américaines, mais il semble que vous y avez apporté avec vous les idées les plus rétrogrades, à voir votre position sur la question vénézuélienne.
Michael Walsh
Boischatel, Québec Le 13 février 2015
Chef Parti Vert
Ottawa Canada
Mme,
Que s'est donc -t-il passé pour que vous et Irwin Cotler, preniez position il y a quelques jours dans La Presse, demandant aux canadiens d'avoir un oeil prochainement sur la situation des droits de l'homme au Vénezuela ? Serais-ce que vous appréhendiez le coup d'état déjoué hier par les autorités du pays ? Vous parlez, tout comme Obama, de la libération d'un prisonnier politique; sans doute voulez-vous parler de Léopoldo Lopez, reconnu coupable de la mort de plus de quarante personnes. Savez vous de quoi vous parlez madame ? Ce dernier n'a récolté guère plus de 1% de votes aux élections et alors appelé la rue à ''sortir Maduro'' démocratiquement élu par son peuple, à travers un système électorale des plus modernes et justes.
Comment le gouvernement du Canada en est-il arrivé à prendre de telles positions, aussi réactionnaires les unes que les autres sur la scène internationale ?
Pire encore, votre Parti Vert qui s'est fait connaitre et vous a fait élire avec une façade progressiste, vient de changer radicalement de couleur à mes yeux. Il s'apparente bien plus ici au Tea Party des É-U.
Je respecte vos origines américaines, mais il semble que vous y avez apporté avec vous les idées les plus rétrogrades, à voir votre position sur la question vénézuélienne.
Michael Walsh
Boischatel, Québec Le 13 février 2015
23 mars 2014
12 mars 2014
Votre voyage à Cuba
Réponse de Michael Walsh, à Monsieur Proulx (Journal de Québec), suite au partage de son séjour à Cuba.
2014-02-28
Monsieur Proulx,
Permettez-moi d’apporter quelques commentaires à votre OPINION ‘’Cuba devant l’inconnu’’.
C’est bien de mentionner le côté absurde de la présence américaine avec cette base navale à Guantánamo. Territoire occupé illégalement contre le gré du pays, où l’on pratique la torture en plus d’avoir le culot de prétendre que les droits de l’homme ne sont pas respectés à Cuba.
Vous dites avoir rencontré un grand nombre d’américains lors de votre voyage; à moins qu’ils eussent fait partis d’un groupe spécial, genre religieux ou tout simplement qu’ils eussent été de nationalité cubaine. Si non, ils étaient illégales et passibles à leur retour, à de fortes amendes et de prison (pouvant aller jusqu’à $20,000 et 10 ans de prison) pour avoir désobéi à la loi étasunienne qui interdit à ses citoyens de voyager à Cuba. Loi ridicule, découlant de l’embargo imposé depuis plus de cinquante ans au pays, dont malheureusement vous ne faites pas mention dans votre texte.
Ne croyez-vous pas qu’il serait grand temps que cette politique obsolète, injuste et cruelle soit mise au rancart ? Encore cette année, comme à tous les ans, les presque 200 pays de l’ONU ont encore demandé la levée de ce blocus US, poliment appelé embargo. Ce sont plutôt les É-U, bien plus que les potentats médiocres de la politique cubaine, comme vous les appelez, qui sont les responsables des effets pervers qui minent la vie et le développement normal des onze millions d’habitants.
Pour répondre à la question au bas de votre texte, à savoir si Cuba pourrait connaître le même sort que L’Ukraine en ce moment, Je vous répondrais que depuis 1959, année de la victoire de la révolution, tout a été fait pour déstabiliser le pays, et les Yankees n’ont pas encore réussi leur coup. Par contre, malheureusement l’Irak, l’Afghanistan, la Libye et maintenant la Syrie ont eu un peu moins de chance.
Quand des dirigeants de pays ne pensent pas comme les maîtres du monde, on y envoie la CIA, spécialiste dans la déstabilisation de gouvernements dans le but de les renverser.
Vous nous dites avoir lu un excellent essai d’un ex agent de la CIA; je vous en recommande un autre excellent, écrit aussi par un ex agent de la CIA, du nom de Philipp Agge, dont vous trouverez le titre dans GOOGLE, dans le quel il est question de ses missions à Cuba et autre coin du monde.
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
11 mars 2014
Courrier des lecteurs, Journal Le Soleil, 26 février 2014
Courrier des lecteurs, Journal Le Soleil
Réponse à l'article de Marie-Pier Duplessis
Sujet: la situation au Vénézuela
En rectification aux déclarations de Mme Rojas, organisatrice d'une manifestation à Québec contre le gouvernement vénézuélien, voici quelques commentaires:
Tout en affirmant ne pas vouloir prendre position politique, cette dame qualifie le pouvoir en place, de dictature, ne respectant pas les droits humains et comble de l'ironie, accuse les groupes violents qui montent des baricades, incendient et assassinent d'être des adeptes du gouvernement. Ceci s'appelle clairement prendre position politique, et plus encore, s'apparente drôlement au langage du courant d'extrême droite qui anime l'opposition dans le pays.
Rappelons que cette opposition, dirigée par Léopoldo Lopez, appelle sans cesse à la violence et est l'unique responsable d'assassinats, destructions de biens, attaques et vandalisme à des sièges gouvernementaux, menaces de mort proférées à diverses instances du pouvoir.
Le gouvernement légitime du Vénézuéla est présentement victime d'une campagne de salissage et de mensonges, annonçant un coup d'état en marche. Cet article paru dans Le Soleil en est une manifestation.
Michael Walsh
Boischatel, Québec
Sujet: la situation au Vénézuela
En rectification aux déclarations de Mme Rojas, organisatrice d'une manifestation à Québec contre le gouvernement vénézuélien, voici quelques commentaires:
Tout en affirmant ne pas vouloir prendre position politique, cette dame qualifie le pouvoir en place, de dictature, ne respectant pas les droits humains et comble de l'ironie, accuse les groupes violents qui montent des baricades, incendient et assassinent d'être des adeptes du gouvernement. Ceci s'appelle clairement prendre position politique, et plus encore, s'apparente drôlement au langage du courant d'extrême droite qui anime l'opposition dans le pays.
Rappelons que cette opposition, dirigée par Léopoldo Lopez, appelle sans cesse à la violence et est l'unique responsable d'assassinats, destructions de biens, attaques et vandalisme à des sièges gouvernementaux, menaces de mort proférées à diverses instances du pouvoir.
Le gouvernement légitime du Vénézuéla est présentement victime d'une campagne de salissage et de mensonges, annonçant un coup d'état en marche. Cet article paru dans Le Soleil en est une manifestation.
Michael Walsh
Boischatel, Québec
10 mars 2013
Sympathies au peuple Vénézuélien
Journal Le Soleil, 9 mars 2013
Lettre aux lecteurs, p.9
_________
_________
Mon premier ministre, Stephen Harper
Min des Aff extérieures, John Baird
Gouvernement du Canada
Au moment où le peuple Vénézuélien pleure son dirigeant bien-aimé, quel manque de délicatesse et de sensibilité a fait preuve notre premier ministre. Pour qui se prend t-on pour vouloir donner des leçons de démocratie, de promouvoir ''un avenir meilleur et plus prometteur'' aux Vénézuéliens, suite au décès de Hugo Chavez ?
Avant de brimer la souverainneté du Vénézuela, M. Harper, ne croyez-vous pas qu'il vaudrait mieux d'abord s'atteler à la tâche d'offrir aux canadiens et canadiennes ici, les perspectives d'un avenir meilleur, qui font tant défaut au pays?
Le chemin qu'a voulu tracé le président vénézuélien pour l'avenir de son peuple, s'est effectué selon les normes démocratiques, les plus élevées, et c'est le socialisme qui a été choisi comme système économique. Tout le reste que vous évoquez dans votre déclaration impertinente, quant aux principes de liberté, de primauté du droit et du respect des droits de la personne n'est que prétexte pour cautionner les courants réactionnaires au Vénézuéla qui ne font que répondre aux visées obscures américaines de vouloir contrôler les destinées de la région, qui leur a échappées.
Michael Walsh,
Boischatel, Québec
Le 7 mars 2013
Playa Coloniale
Documentaire ou film de propagande anti-cubaine?
Quel est son but et pourquoi Cuba ?
Pourquoi s’attaquer au
secteur touristique cubain quand celui-ci représente 50% des rentrées de
devises étrangères, 12% de son PIB et contribue ainsi à leur procurer,
par exemple, un système de santé et d’éducation gratuit?
Pourquoi insinuer que les
cubains ne peuvent parler aux touristes alors que Yoani Sánchez et
d’autres s’expriment devant la caméra et que l’on nous invite même à rencontrer
le peuple, sans lui parler?
Pourquoi dans ce
documentaire on ne mentionne même pas que le terrible blocus commercial, financier
et économique, imposé depuis 50 ans à Cuba par
les Etats-Unis,
lui a déjà coûté 66 milliards de dollars.
Pourquoi la blogueuse
Yoani Sánchez serait crédible et représentative des Cubains alors qu’elle vit
grassement sur un pécule de 300 000 $ de prix littéraires bidons et de 6 000 $
par mois fourni par la Société Interaméricaine de Presse? Ne serait-elle plutôt
qu’une mercenaire déstabilisatrice à la solde des États-Unis ou simplement
agent de la CIA?
Le Congrès américain
alloue des dizaines de millions de dollars chaque année pour soutenir la
dissidence à Cuba et cela dans les domaines aussi variés que la production de
films, livres, revues, blogues et bien d’autres…
Oui, allez à Cuba et
n’hésitez à parler avec les Cubaines et les Cubains, mêlez-vous à la population
et vous constaterez que ce film n’est qu’un tissu de mensonges.
Association
québécoise des amis de Cuba (AQAC)
aqac.blogspot.ca
denisremillard.blogspot.com
Table
de concertation de solidarité Québec –Cuba
http://www.solidaritequebeccuba.qc.ca/
Avec l'appui de Cuba-Si France
13 juil. 2012
Lettre à la ministre d'État des Affaires Étrangères
*En référence à la communication antérieure avec la ministre, celle-ci ci-bas, sous la réponse de M. Walsh.
Madame la ministre,
Tout d'abord, merci de votre réponse, et désolé de n'avoir pû y répondre avant.
Je conviens avec vous que notre pays a, depuis très longtemps, entretenu des liens avantageux avec Cuba, favorables tout autant pour les deux partenaires. Aussi, il est vrai qu'il a joint sa voix à la très grande majorité des pays présents à L'Assemblée Générale annuelle de l'ONU, condamnant l'injuste et immoral embargo américain.
Cependant, lorsque vous prétendez vouloir défendre un engagement à promouvoir un changement de système économique et politique, vous appliquez ici une politique d'ingérence et de non-respect du droit à l'auto-détermination de Cuba. Vous prenez prétexte de vouloir défendre les droits politiques et civils des cubains alors que ces derniers se sont donnés des structures et des organisations répondant à leurs besoins. Pourquoi donc devrions nous leur imposer un système à notre image ? Soit, le leur n'est pas parfait, mais le nôtre l'est-il ?
Vous dites que vous travaillez avec Cuba, dans de nombreux forums multilatéraux ; pourtant, c'est plutôt le contraire que nous constatons avec votre position faisant l'écho de celles des É-U, même en précurseur devant ce dernier pays. Le Canada n'a -t-il pas été le seul pays avec les É-U à s'opposer à la participation de Cuba au dernier Sommet des Amériques en Colombie, dont vous faites ici mention ?
Vous avez alors prétendu qu'il ne rencontrait pas les principes démocratiques pour permettre sa participation. Et la Colombie alors ? là où les assassinats de dirigeants syndicaux sont monnaie courante, les découvertes de charniers humains, des dirigeants impliqués dans les massacres perpétrés par des para-militaires. Rien de tout çà à Cuba; pas de disparition, pas de torture ni de gaz lacrymogène pour disperser les opposants.
Quels sont donc ces valeurs que vous voudriez que les cubains adoptent ? Serais-ce les milliers de médecins envoyés dans les pays pauvres ou l'éducation et la santé gratuite offert à ses habitants qui ne cadreraient pas avec les valeurs que sont les nôtres ?
Vous parlez d'élections concurentielles comme gage de démocratie; pensez-vous vraiment qu'elles seraient concurentielles à 150 kilomètres du pays le plus puissant au monde, qui occuppe une base militaire sur le territoire contre le gré du pays, qui finance à coup de millions, sans même s'en cacher, une opposition fabriqué sur le terrain, en contact direct avec une mafia cubano-américaine en Floride, responsable de milliers de morts, par actions terroristes à partir du territoire américain?
Madame la ministre, merci de vous préoccuper du sort des cubains, mais ne vous en faites pas, ils s'accomodent bien de leur système et sont fiers de leur dirigeants. Leur plus grande préoccupation ne se situe pas au niveau de la liberté de presse ou de la libre expression, mais bien par toutes les privations et difficultés de tout genre que leur afflige ce blocus criminel et génocide imposé par l'Empire.
S'il vous plait, faites en sorte que notre gouvernement canadien se tienne enfin debout et adopte une politique indépendante de celle des É-U. Plutôt que de vouloir imposer nos valeurs à ce petit pays pacifique, faites plutôt la promotion de celles que ce système, imparfait soit-il, peut véhiculer en terme de justice et de générosité.
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec
Le 26 juin 2012
____________________________________
Monsieur,
Je vous remercie de votre courriel du 9 mars 2012 au sujet de la position du Canada sur la participation de Cuba au Sommet des Amériques.
Le Canada entretient une relation de longue date, active et mutuellement avantageuse avec Cuba, qui remonte à 1945. Cette relation comprend non seulement le commerce, l’investissement et le tourisme, mais également l’aide au développement et les échanges académiques et culturels. Notre engagement à Cuba repose sur un objectif essentiel : promouvoir l’émergence d’un système politique et économique plus ouvert qui respecte les droits civils et politiques des citoyens. Nous sommes d’avis que des élections concurrentielles, de pair avec une liberté d’expression, d’association et de presse sont toutes des pierres angulaires d’une société démocratique. Sur le plan bilatéral, nous croyons que l’engagement est le moyen le plus efficace d’encourager le gouvernement cubain à adopter ces valeurs.
Dans de nombreux forums multilatéraux, tels que l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Canada travaille également avec Cuba dans le but d’atteindre des objectifs communs. Nous avons appuyé la résolution de l’ONU faisant appel à la fin de l’embargo américain contre Cuba chaque année depuis 1993, notamment lors de la plus récente Assemblée générale de l’ONU en septembre 2011. Le Canada est opposé à l’application extraterritoriale de sanctions unilatérales de la part des États-Unis, qui mine le droit des entreprises canadiennes à mener leurs activités de manière conforme à la pratique commerciale internationale et aux lois du Canada, et qui ne respecte pas le droit international.
Lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA) de 2009, le Canada a également appuyé une résolution révoquant la suspension de Cuba de l’Organisation. Cette résolution a dessiné un parcours de réintégration de Cuba mettant en jeu « un processus de dialogue entamé à la demande du gouvernement de Cuba et en conformité avec les pratiques, buts et principes de l’OEA ». À ce jour, Cuba a choisi de ne pas entamer ce dialogue, et a indiqué qu’elle ne souhaite pas réintégrer l’OEA.
Lors du Sommet des Amériques tenu en avril 2012 à Cartagena en Colombie, auquel j’ai assisté en compagnie du premier ministre Stephen Harper, le Canada a défendu la clause sur la démocratie adoptée à l’unanimité par les dirigeants lors du Sommet de 2001 à Québec. La clause sur la démocratie stipule que les pays qui participent au Sommet des Amériques doivent assurer un respect rigoureux du système démocratique comme condition essentielle à leur participation.
Même si le Canada continue d’être engagé à l’endroit de Cuba, nous croyons fermement que le respect des normes démocratiques, notamment les élections concurrentielles et la liberté d’expression et de presse demeurent des préalables à la participation au Sommet des Amériques ainsi qu’à l’OEA. Malheureusement, Cuba n’a toujours pas satisfait à ces conditions. Le Canada accueillerait favorablement le retour de Cuba au sein de la famille interaméricaine et espère que Cuba engage un dialogue sur les conditions démocratiques nécessaires à sa participation à des événements régionaux semblables à l’avenir.
Je vous remercie à nouveau de m’avoir fait part de vos vues et je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
La ministre d’État des Affaires étrangères
(Amériques et Affaires consulaires)
L’honorable Diane Ablonczy, c.p., députée
Madame la ministre,
Tout d'abord, merci de votre réponse, et désolé de n'avoir pû y répondre avant.
Je conviens avec vous que notre pays a, depuis très longtemps, entretenu des liens avantageux avec Cuba, favorables tout autant pour les deux partenaires. Aussi, il est vrai qu'il a joint sa voix à la très grande majorité des pays présents à L'Assemblée Générale annuelle de l'ONU, condamnant l'injuste et immoral embargo américain.
Cependant, lorsque vous prétendez vouloir défendre un engagement à promouvoir un changement de système économique et politique, vous appliquez ici une politique d'ingérence et de non-respect du droit à l'auto-détermination de Cuba. Vous prenez prétexte de vouloir défendre les droits politiques et civils des cubains alors que ces derniers se sont donnés des structures et des organisations répondant à leurs besoins. Pourquoi donc devrions nous leur imposer un système à notre image ? Soit, le leur n'est pas parfait, mais le nôtre l'est-il ?
Vous dites que vous travaillez avec Cuba, dans de nombreux forums multilatéraux ; pourtant, c'est plutôt le contraire que nous constatons avec votre position faisant l'écho de celles des É-U, même en précurseur devant ce dernier pays. Le Canada n'a -t-il pas été le seul pays avec les É-U à s'opposer à la participation de Cuba au dernier Sommet des Amériques en Colombie, dont vous faites ici mention ?
Vous avez alors prétendu qu'il ne rencontrait pas les principes démocratiques pour permettre sa participation. Et la Colombie alors ? là où les assassinats de dirigeants syndicaux sont monnaie courante, les découvertes de charniers humains, des dirigeants impliqués dans les massacres perpétrés par des para-militaires. Rien de tout çà à Cuba; pas de disparition, pas de torture ni de gaz lacrymogène pour disperser les opposants.
Quels sont donc ces valeurs que vous voudriez que les cubains adoptent ? Serais-ce les milliers de médecins envoyés dans les pays pauvres ou l'éducation et la santé gratuite offert à ses habitants qui ne cadreraient pas avec les valeurs que sont les nôtres ?
Vous parlez d'élections concurentielles comme gage de démocratie; pensez-vous vraiment qu'elles seraient concurentielles à 150 kilomètres du pays le plus puissant au monde, qui occuppe une base militaire sur le territoire contre le gré du pays, qui finance à coup de millions, sans même s'en cacher, une opposition fabriqué sur le terrain, en contact direct avec une mafia cubano-américaine en Floride, responsable de milliers de morts, par actions terroristes à partir du territoire américain?
Madame la ministre, merci de vous préoccuper du sort des cubains, mais ne vous en faites pas, ils s'accomodent bien de leur système et sont fiers de leur dirigeants. Leur plus grande préoccupation ne se situe pas au niveau de la liberté de presse ou de la libre expression, mais bien par toutes les privations et difficultés de tout genre que leur afflige ce blocus criminel et génocide imposé par l'Empire.
S'il vous plait, faites en sorte que notre gouvernement canadien se tienne enfin debout et adopte une politique indépendante de celle des É-U. Plutôt que de vouloir imposer nos valeurs à ce petit pays pacifique, faites plutôt la promotion de celles que ce système, imparfait soit-il, peut véhiculer en terme de justice et de générosité.
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec
Le 26 juin 2012
____________________________________
Monsieur,
Je vous remercie de votre courriel du 9 mars 2012 au sujet de la position du Canada sur la participation de Cuba au Sommet des Amériques.
Le Canada entretient une relation de longue date, active et mutuellement avantageuse avec Cuba, qui remonte à 1945. Cette relation comprend non seulement le commerce, l’investissement et le tourisme, mais également l’aide au développement et les échanges académiques et culturels. Notre engagement à Cuba repose sur un objectif essentiel : promouvoir l’émergence d’un système politique et économique plus ouvert qui respecte les droits civils et politiques des citoyens. Nous sommes d’avis que des élections concurrentielles, de pair avec une liberté d’expression, d’association et de presse sont toutes des pierres angulaires d’une société démocratique. Sur le plan bilatéral, nous croyons que l’engagement est le moyen le plus efficace d’encourager le gouvernement cubain à adopter ces valeurs.
Dans de nombreux forums multilatéraux, tels que l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Canada travaille également avec Cuba dans le but d’atteindre des objectifs communs. Nous avons appuyé la résolution de l’ONU faisant appel à la fin de l’embargo américain contre Cuba chaque année depuis 1993, notamment lors de la plus récente Assemblée générale de l’ONU en septembre 2011. Le Canada est opposé à l’application extraterritoriale de sanctions unilatérales de la part des États-Unis, qui mine le droit des entreprises canadiennes à mener leurs activités de manière conforme à la pratique commerciale internationale et aux lois du Canada, et qui ne respecte pas le droit international.
Lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA) de 2009, le Canada a également appuyé une résolution révoquant la suspension de Cuba de l’Organisation. Cette résolution a dessiné un parcours de réintégration de Cuba mettant en jeu « un processus de dialogue entamé à la demande du gouvernement de Cuba et en conformité avec les pratiques, buts et principes de l’OEA ». À ce jour, Cuba a choisi de ne pas entamer ce dialogue, et a indiqué qu’elle ne souhaite pas réintégrer l’OEA.
Lors du Sommet des Amériques tenu en avril 2012 à Cartagena en Colombie, auquel j’ai assisté en compagnie du premier ministre Stephen Harper, le Canada a défendu la clause sur la démocratie adoptée à l’unanimité par les dirigeants lors du Sommet de 2001 à Québec. La clause sur la démocratie stipule que les pays qui participent au Sommet des Amériques doivent assurer un respect rigoureux du système démocratique comme condition essentielle à leur participation.
Même si le Canada continue d’être engagé à l’endroit de Cuba, nous croyons fermement que le respect des normes démocratiques, notamment les élections concurrentielles et la liberté d’expression et de presse demeurent des préalables à la participation au Sommet des Amériques ainsi qu’à l’OEA. Malheureusement, Cuba n’a toujours pas satisfait à ces conditions. Le Canada accueillerait favorablement le retour de Cuba au sein de la famille interaméricaine et espère que Cuba engage un dialogue sur les conditions démocratiques nécessaires à sa participation à des événements régionaux semblables à l’avenir.
Je vous remercie à nouveau de m’avoir fait part de vos vues et je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
La ministre d’État des Affaires étrangères
(Amériques et Affaires consulaires)
L’honorable Diane Ablonczy, c.p., députée
8 avr. 2012
Honte au gouvernement canadien
Jeudi, 8 mars 2012, journée internationale des Femmes, Mme Diane Ablonczy, ministre des Affaires Étrangères ne s'est vraiment pas démarquée pour l'occasion. Elle nous a annoncé que la position canadienne s'opposait à la participation de Cuba, une fois de plus, au Sommet des Amériques, prévu en avril prochain en Colombie.
Pourtant, ce dernier pays, qui est l'hôte de l'événement, est loin d'être un exemple en ce qui a trait aux respects des droits humains, cause selon elle, pourquoi Cuba ''ne remplit pas les conditions démocratiques'' pour sa participation au Sommet.
Une fois de plus, le gouvernement Harper nous démontre jusqu'où va sa servilité pour satisfaire les visées de Washington. Tout comme son maitre à penser, l'hypocrisie et le mensonge sont partie prenante de leur politique.
Il est intéressant de voir ce qu'en pense le responsable américain, du temps de Bush, en poste à La Havane, à la Section des Intérêts Nord Américains (SINA), Wayne Smith :
''La démocratie et les droits de l'homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l'homme nous importaient, nos ennemis seraient l'Indonésie, La Turquie, Le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celles de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque.''
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
La réalité à Cuba, vous connaissez?
En réponse à : Benoit Aubin
Journal de Montréal
REF : texte du 20-03-2012 intitulé :
La pape à Cuba: la danse des vieillards
M. Aubin,
Votre texte, par son manque de respect et de professionalisme; ''danse des vieillards'' , ''goulag tropical'' , ''dictature communiste'', ''régime d'apartheid'', '' la vérité qui ne ferait pas partie des valeurs'', etc, aurait dû plutôt se retrouver dans les médias haineux de Miami, avec qui vous semblez partager la rhétorique sur Cuba.
De grâce, élargissez vos horizons sur la réalité cubaine. Vous affirmez que l'information ne circule pas, saviez-vous que le blocus étasunien empêche le pays d'accéder, comme tous les autres peuvent le faire, aux fibres optiques qu'ils contrôlent sous l'océan? Vous devriez savoir que privé de cette technologie, Cuba n'a d'autre choix que de se tourner sur les vieux satellites, ne pouvant quoffrir un service désuet de l'internet. Vous prétendez avoir visité La Havane à plusieurs reprises et d'y avoir remarqué que l'information ne peut pas circuler, donc pas de mobilisation possible. Pourtant à chaque année, on nous rapporte que des millions de personnes descendent dans la rue, à l'occasion du premier mai, fête des travailleurs. Elles ne sont pas reçues à coups de matraques et de gaz lacrymogène, comme c'est le cas dans plusieurs de nos pays. C'est avec leur dirigeant en tête qu'ils se mobilisent, ne vous en déplaise, et non contre eux, pour justement défendre leur système, si imparfait soit-il, et pour crier leur révolte au maitre du monde, qui à 150km de leur côte, leur impose un blocus criminel.
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
23 avr. 2011
Lettre à Radio-Canada: Sujet: Émission du 15 avril 2011 à ''Une heure sur terre''
En référence à l'émission intitulée
'' Cuba, au bord de la faillite''
Lettre à Radio-Canada
''Une heure sur terre''
émission du 15 avril 2011
Ref :''Cuba, au bord de la faillite''
M. Jean François Lépine
M. Jean Michel Leprince
Messieurs,
Une fois de plus, vous avez bien livré dans ce reportage ce que Radio-Canada semble s'être donnée comme mission: discréditer les pays dont les systèmes politiques ne plaisent pas aux É-U. Toujours le même scénario; un montage habile, bien sûr en montrant parfois les deux côtés de la médaille mais en mettant beaucoup plus l'accent sur le côté négatif du socialisme en tant que système politique.
Vous nous parlez de Cuba au bord de la faillite en montrant du doigt un système communiste qui ne fonctionnerait plus, en omettant de mentionner au public deux des principaux facteurs responsables des difficultés économiques qui ont rendu nécessaires les modifications apportés au système.
Premièrement, pas un mot de mentionné sur le blocus de plus de 50 ans imposé par les différentes administrations américaines.
Un embargo criminel dont le but avoué est d'en finir par tous les moyens, y compris la faim, avec ce ''régime'' différent qui dérange dans l'arrière-cour.
Ensuite, vous passez sous silence la grave crise économique mondiale que la planète est entrain de traverser, dont l'unique responsable est l'Empire étasunien. Comme cette crise a eu des répercussions tragiques sur les pays les plus pauvres de la planète, Cuba en a aussi souffert.
Par conséquent, compte-tenu des deux facteurs précédents, il n'aurait pas été exagéré qu'on s'attende en conclusion de votre émission, que Cuba, dont on prédit la faillite depuis des dizaines d'années, résiste toujours et qu'il relève du miracle le fait qu'il continue à offrir à ses citoyens un système de santé et d'éducation que nos pays riches sont entrain de perdre.
Michael Walsh,
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec
___________________________________________________
Merci, monsieur Walsh, de vos commentaires.
Je ne réponds habituellement pas aux procès d'intention faits par les téléspectateurs, mais je me contenterai de constater que vous ne contestez aucunement les faits que nous citons dans ce reportage. Ce qui me confirme que nous avons bien fait notre travail de journaliste.
Oui, l'état cubain est en faillite, et c'est même le Président Raoul Castro qui le confirme publiquement. Notre reportage n'avait pas pour but d'analyser les causes de cet état de fait, - vous avez vos hypothèses là-dessus, et je les respecte, - mais de montrer comment le gouvernement entend en sortir en instaurant des mesures visant à privatiser une partie de l'économie.
Si vous aimez Cuba autant que vous le prétendez, vous aurez constaté à quel point les Cubains ont trouvé dans ces mesures une source d'espoir et de prospérité.
C'est tout ce que nous avons voulu montrer. Toutes les autres intentions que vous nous prêtez ne relèvent que de votre imagination.
Merci de l'intérêt que vous portez à Une Heure Sur Terre.
Jean-François Lépine
Animateur-journaliste/Host
Une heure sur Terre
Société Radio-Canada/Télévision
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Merci à vous aussi, M. Lépine d'avoir pris le temps de répondre à ma lettre.
Je dois dire que votre reportage a quand même eu beaucoup de points positifs, contrairement à ce que l'on aurait pû croire suite au ton et à l'emphase misent dans le message répété tout au long de la semaine, nous annonçant l'émission à venir. Votre manière d'employer le mot ''faillite'' cachait mal votre neutralité, et on aurait pû se demander si vous auriez mis autant d'ardeur en parlant de la véritable ''faillite'' qu'a traversé et traverse toujours le système monétaire des banques et des institutions financières américaines, qui sont à l'origine, non seulement des maux de Cuba, mais de la crise planétaire qui ont entrainé dans la faillite, nombre de pays, y compris aux É-U même.
Des milliers de citoyens étasuniens ont perdu leurs emplois, se sont fait saisir leur maison et condamnés à vivre dans des tentes.
À Cuba, on rapporte qu'aucun cubain a perdu sa maison, que les soins de santé sont disponibles pour tous et toutes, et toujours gratuitement, ce qui n'est pas le cas chez leur voisin du nord.
Bon, vous me direz que votre reportage ne portait pas sur les É-U, j'en conviens. Mais j'aimerais que vous me disiez pourquoi, les dernières émissions ''Une heure sur terre'' ont justement traitées de pays qui s'opposent à l'unilatéralisme de la grande puissance. Des pays qu'elle considère être des facteurs de déstabilisation, ayant consacré des millions dans son budget pour justement les ''déstabiliser''. Imaginez que Cuba est toujours injustement sur sa liste de ''pays terroristes'', situation dénoncée récemment par l'ancien président des É-U, en visite d'amitié à Cuba.
Aussi, durant cette visite de Jimmy Carter à La Havane, ce dernier s'est prononcé pour la libération immédiate de 5 cubains, emprisonnés injustement aux É-U depuis 13 ans. Je vais vous épargner l'histoire de ces 5 héros, comme on les appelle à Cuba, sans doute en avez vous pris connaissance au fil de vos recherches et ouvrages journalistiques. Il s'agit en fait, selon de nombreuses personnalités internationales et de plusieurs prix nobels de la paix, une des plus grandes injustices du système judiciaire américain.
J'avais, il y a quelques mois, proposé à votre station de rendre publique ce cas, qui sans doute aurait été très profitable pour votre auditoire, compte-tenu du silence et de la censure aux É-U sur la question, au pays champion de la liberté d'expression.
Aucune nouvelle de votre part, ni même accusé-réception. Ceci dit M. Lépine, rien de tout celà relève de mon imagination, oui je continue à croire que Radio-Canada ne veut pas nuire au ''grand partenaire'' et diffuse des émissions plus propices à lui plaire.
Je continuerai à porter intérêt à ''une heure sur terre'' tout en souhaitant que le vent de gauche qui souffle sur notre Amérique parvienne jusque dans vos studios.
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
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Copie conforme au Conseil de Presse du Québec,
Fédération professionnelle des journalistes du Québec
L'Association des journalistes indépendants du Québec.
Monsieur Lépine,
Lors de votre dernière émission de Une heure sur terre, j’ai regardé et écouté le reportage réalisé par votre collaborateur, le journaliste Jean-Michel Leprince, sur les transformations de l’économie cubaine. Je dois dire que malheureusement, j’ai été déçu de la façon dont Monsieur Leprince s’y prend pour présenter une période d’ajustement dans le fonctionnement de l’économie cubaine.
Bien sûr, je pourrais décortiquer le choix des images, car celles-ci semblent choisies le plus souvent pour la vétusté des bâtiments ou leur manque d’entretien, afin de démontrer la tristesse et la pauvreté des lieux. Je dis images choisies, car je connais des images de Cuba qui suggèreraient tout le contraire. Idem pour les quelques malheureux personnages sélectionnés pour imager cette pauvreté que vous vous efforcer de démontrer. Mais ce qu’il manquait à mon avis dans ce reportage c’était vraiment les nuances dans les propos et arguments présentés.
Sans m’éterniser, je soulèverais bien quelques points qui me semblent, sauf votre respect, manquer un peu de rigueur.
Premièrement, lorsque l’on veut faire le portrait économique d’un pays comme Cuba, je ne comprends pas que l’on puisse le faire sans mentionner l’énorme embargo qu’est victime Cuba depuis cinquante ans de la part des Etats-Unis. Jamais, dans l’histoire, un pays n’a eu à subir un tel blocus et aussi longtemps. Cela doit compter dans l’économie d’un pays n’est-ce pas ? On ne peut pas occulter non plus les ouragans et les tornades qui chaque année frappe ce pays et dont résultent des millions de dollars de perte. Aussi, comment pouvez-vous passer sous silence la dure crise économique qui a récemment frappé l’ensemble de la planète, ici où ailleurs, dont bien entendu Cuba en a subit les contre-coups. Seulement ces trois éléments peuvent influencer fortement une économie comme celle de Cuba. Mais, tout ça est passé sous silence.
Deuxièmement, je crois que le choix des dissidents comme personnes crédibles ne passe pas le test. Comme journaliste spécialisé de l’Amérique Latine, vous devriez certainement savoir que Monsieur Oscar Espinosa Chepe, qui ne travaille pas depuis plusieurs années est pourtant connu pour avoir reçu et probablement reçoit encore des subsides étasuniens pour propager de fausses vérités sur la situation à Cuba? Ce personnage est peu crédible de par son ambiguïté dans le système. Tout comme la crédibilité de la blogueuse Claudia Cadelo qui laisse aussi quelque peu à désirer. Je serai bref. Pourquoi la rencontrer sur un banc de parc quand la Havane est supposément infestée de polices secrètes et qu’elle dit être sous haute surveillance et qu’il est très dangereux pour elle de parler à des journalistes étrangers? Pourquoi ne pas l’avoir rencontrer dans son milieu de travail où elle produit son blogue, peut-être chez elle ? Lui demander comment elle gagne sa vie à Cuba ? Comment elle s’est fourni l’équipement informatique ? Comment elle fait pour avoir une connexion haute vitesse à Cuba? Tant de questions qui pourraient contribuer à la recherche de la vérité, mais que Monsieur Leprince se garde bien de poser.
Bref, j’en aurais long à dire sur le manque de rigueur que comporte ce reportage sur l’économie cubaine, mais je m’en tiendrai à l’essentiel présenté ci-haut. Mais vous auriez pu aussi mentionner que pour un pays qui subit un injuste et un cruel embargo depuis cinquante ans, qui a été soumis aux pires actes terroristes montés par la première puissance mondiale, qui, à la mort de l’U.R.S.S , a perdu pendant un temps, 80% de ses importations et 85% de ses exportations, celui-ci malgré cela, jouit d’une espérance de vie de 76 ans et, fournit l’éducation, les soins de santé, le logement, la nourriture de base et la pratique du sport, gratuitement à toute sa population.
Enfin, comme sur le reportage sur Hugo Chavez, Monsieur Leprince et votre équipe semblent avoir un manque de connaissances sur la situation qui prévaut dans ces pays.
Alors, je me ferai un plaisir de vous faire aussi parvenir des articles pertinents sur Cuba lorsque les occasions se présenteront. Je vous en laisse déjà quelques-uns en bas de page.
Merci de votre attention et j’espère que mes critiques seront prises de façon constructive.
Denis Rémillard
19 mars 2010
Le ''franc'' blabla de Martineau

Une opinion, c'est avant tout un mélange de pensées et de valeurs. Le ''franc'' parler de Richard Martineau se révèle être un méli-mélo de préjugés, pimenté d'idées droitistes. Sans laisser place à l'objectivité, il aborde ses sujets en portant une attention particulière aux détails superficiels et en cachant très mal son manque d'ouverture par rapport à tout ce qui est différent de sa petite personne. De toute évidence, Martineau n'a pas le courage d'expliquer son opinion respectueusement, suite à cette réplique lui ayant été envoyée il y a quelque temps. Il l'a totalement ignoré. Ses disciples prétendront qu'il dit tout haut ce que plusieurs personnes pensent, mais que dire de ses attaques purement subjectives et de ses jugements sans modération aucune? Ce chroniqueur croit sans doute qu'il enseigne aux gens la bonne manière de penser par ses opinions popuristes et plus souvent qu'autrement, non fondées et basées sur le premier regard. Parce qu'il est si facile de penser facilement. Bravo au Grand Gagnant du councours du pire journaliste/chroniqueur de l'année 2009! (La Clique du Plateau - Parce qu'on nous prend pour des clowns)
S.Walsh
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M. Martineau,
Votre chronique FRANC PARLER, au Journal de Montréal devrait bien plutôt s'appeler COMMENT CHARRIER.
Celle du 28 février dernier, sous le titre : Fidèles à Fidel, fait preuve d'une démagogie sans pareil. Je ne parlerai pas de votre tour d'horizon, en passant par Raymond Aaron, citant Voltaire, éclaboussant Sartre, Godar et cie, je n'ai pas la prétention d'être aussi savant que vous, en me prononçant sur ces grands noms.
Mais, ce qui fait le titre de votre texte et les quelques premiers paragraphes ont de quoi faire redresser les cheveux sur la tête. Ce soit-disant prisonnier d'opinion, Orlando Zapata, aurait été selon vous, condamné à 32 ans de prison à Cuba, pour avoir tout simplement participé à une manifestation en faveur des droits de la personne.
Mais dites donc, vous vous n'êtes pas forcé trop trop pour nous sortir çà; prenez vous les lecteurs pour des imbéciles ?
Voici la réalité :
Zapata n’a jamais été accusé par le gouvernement de La Havane d’être stipendié par une puissance étrangère et l’a toujours considéré comme étant un détenu de droit commun. Zatapa disposait d’un lourd passé judiciaire. En effet, depuis juin 1990, il avait été arrêté et condamné à plusieurs reprises pour « troubles à l’ordre public, dégradations, rébellion à agent de la force publique, escroquerie, exhibitionnisme, voies de fait et détention illégale d’armes de 6° catégorie ». En 2000, il avait fracturé le crâne du citoyen Leonardo Simón d’un coup de machette. Son casier judiciaire ne comporte aucun délit d’ordre politique. Ce n’est qu’après son incarcération de 2004 que sa mère Reyna Luisa Tamayo s’est rapprochée des groupes d’opposants au gouvernement, mais elle n’a jamais été inquiétée par la justice.
Voyez M. Martineau, comment on convertie un prisonnier de droit commun en prisonnier politique. De plus, ce dernier demandait comme amélioration de détention, la raison de sa grève de la faim qui l'a conduit à la mort, une cuisine privée et un téléphone portable à l'intérieur de sa cellule; conditions impossibles à concéder, ce qui l'a conduit tout droit vers un suicide.
M. Martineau, ne prenez pas les lecteurs pour des cruches, gardez pour vous vos préjugés et votre haine pour Cuba.
Avec vos propos démagogiques, c'est tout le domaine journalistique que vous salissez.
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
Boischatel, Québec
7 janv. 2010
Cuba doit disparaître de la liste noire!

L’autorité Américaine de sécurité des transports vient de décréter des mesures plus strictes, à l’endroit des voyageurs provenant de certains pays, devant se rendre aux É-U. Parmi ces pays, sur la liste de ceux qui supporteraient le terrorisme, se retrouve en première ligne, l’ile de Cuba.
Pourtant, avec la venue au pouvoir de Barack Obama, on aurait pensé que cette injustice soit vite corrigée, et que la liste noire faussement élaborée par l’administration Bush, voit le nom de Cuba disparaître.
La manœuvre de la grande puissance n’est pas nouvelle : laisser croire que la victime, si elle est opposée à l’Empire, représente une menace à la sécurité. Pourtant Cuba a bien été un des premiers pays à dénoncer les attaques des tours jumelles en 2001. Aucun cubain n’a eu de mandat de son gouvernement, ni effectué à partir du territoire national, quelconque action terroriste aux É-U ou ailleurs dans le monde.
Mais, c’est bien le contraire qui s’est produit, à partir du pays qui se prétend à la fine pointe de la lutte contre le terrorisme. À partir de 1959, année du triomphe de la révolution Cubaine, Ce sont plus de 3000 cubainEs qui sont décédéEs, et 2500 restéEs handicapéEs , suite à des actes terroristes perpétrés à partir du territoire américain, principalement, la Floride, jusqu’à ce jour. Et, c’est justement via le transport aérien que la pire de ces actions a eu lieu en 1976, ou un aéronef de la Cubana de Aviacion, explosa en plein vol au dessus de La Barbade, entraînant la mort de ses 73 passagers. Le coupable, l’agent de la CIA, Luis Posada Carriles, cubano-américain vivant à Miami, toujours libre dans les rues de cette même ville, a même été jusqu’à se vanter de l’exploit en entrevue à la télévision américaine.
Cuba est un pays pacifique, qui fût un des premiers, victime de la terreur dans les airs, et s’est toujours opposé à ce type d’actions. Il serait donc de mise que son nom ne fasse plus partie de cette liste noire.
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
10 oct. 2009
Obama, Prix Nobel de la Paix?

Si la mafia distribuant les bons points aux amis de leurs amis avait besoin de se déconsidérer encore une fois, c'est désormais fait.
Ils ont nommé Obama Prix Nobel de la Paix.
Vous pouvez vous creuser le muscle de derrière le front, vous ne trouverez aucune raison qui justifie cette nomination.
l'Irak et l'Afghanistan sont toujours en vrac; Le Honduras subit depuis 5 mois un terrible coup d'Etat avec la complicité active des Etats-Unis; Cuba souffre plus que jamais du blocus criminel que Clinton vient de condamner il y a 48 heures (ces trous du cul de politiciens deviennent -relativement- humains et lucides quand ils ne sont plus au pouvoir)....
À mon avis, ce prix attribué par anticipation ressemble davantage à un "permis de tuer" pour la CIA qu'à une récompense.
Tous dans la cuvette et tirons la chasse!
Ils ont nommé Obama Prix Nobel de la Paix.
Vous pouvez vous creuser le muscle de derrière le front, vous ne trouverez aucune raison qui justifie cette nomination.
l'Irak et l'Afghanistan sont toujours en vrac; Le Honduras subit depuis 5 mois un terrible coup d'Etat avec la complicité active des Etats-Unis; Cuba souffre plus que jamais du blocus criminel que Clinton vient de condamner il y a 48 heures (ces trous du cul de politiciens deviennent -relativement- humains et lucides quand ils ne sont plus au pouvoir)....
À mon avis, ce prix attribué par anticipation ressemble davantage à un "permis de tuer" pour la CIA qu'à une récompense.
Tous dans la cuvette et tirons la chasse!
-Xarlo-
28 août 2009
C'est un Rendez-Vous!
8 févr. 2009
Perpétuelle bataille à la désinformation

Plusieurs passages de l’article La vie après Fidel de Christiane Vadnais, publié dans l’édition janvie 2009 de l’Impact Campus de l’université Laval, m’ont surpris par leur grossièreté (voir l’article intégral dans le bas de la page). Dans une perpétuelle bataille à la désinformation, il aurait été inconcevable de laisser passer sous silence une telle publication, voici donc ma réplique ci-bas. Je profite de l’occasion pour annoncer qu’une chronique à Dimension Cubaine sera aussi consacrée à la réfutation de cette article sur les ondes de Radio Centre-Ville 102.3 FM, ce jeudi 15H et toujours disponible sur le site http://www.radiocentreville.com/
Madame Vadnais,
Dès les premières lignes de votre article, une citation d’une certaine Sabrina Doyon, professeure au département d’anthropologie de l’université Laval, m’a particulièrement fait sourciller : «À la limite, Fidel est peut-être déjà mort». Puis-je savoir quelle branche de l’anthropologie permet à une personne d’émettre une telle hypothèse à l’endroit d’un homme physiquement affaibli par la maladie et la vieillesse, qui a choisi en toute modestie de ne pas s’exposer aux yeux du monde entier?
Depuis le 24 février 2008, date où Raul Castro a hérité du titre officiel de président de la république cubaine, les médias occidentaux ont enchéri leur discours du terme « changements », comme si la survie des idéaux socialistes de 12 millions de cubains dépendait de la famille Castro. Les riches cubano-américains de l’extrême droite à Miami qui espèrent un jour remettre la main sur leurs anciennes propriétés seront bien déçus!
En ce qui concerne la possibilité pour un cubain de posséder un téléphone portable et d’accéder à internet, il est faux d’affirmer qu’avant février 2008 cela était interdit. Aucune loi n’a jamais existé qui empêche un cubain d’acheter un ordinateur, ni quelque possession que ce soit. Les écoles, les hôpitaux et toutes les autres institutions publics sont priorisée lorsque vient le temps de distribuer du matériel aussi précieux et rare que des ordinateurs. Car effectivement il existe des pénuries de marchandise à Cuba et il est difficile pour un cubains d’obtenir certains articles de consommation, mais il serait hypocrite de prétendre que ces manques sont issus d’une volonté politique. Ces carences sont plutôt attribuables à l’embargo commercial et financier imposé par les États-Unis depuis 1962. L’accès à internet est rare, justement parce que les étasuniens refusent à Cuba l’utilisation de leur réseau de câble à fibres optiques sous-marin, obligeant les cubains à se tourner vers un accès via satellite qui est beaucoup plus dispendieux.
D’où vient donc cette manie de vouloir démoniser le communisme et la famille Castro? Pourquoi ne pas chercher à voir plus loin que ces dogmes ressassés et dépourvus d’argumentations que nous servent les médias traditionnels?
Vous atteignez dans votre article le comble de l’absurdité, en qualifiant de « grande influence sur l’île » le blocus économique étasunien imposé sur Cuba, tout en stipulant juste avant dans la même phrase que « les Etats-Unis n’ont probablement pas de plan pour déstabiliser le régime castriste ».
Sachez tout d’abord que l’embargo étasunien sur Cuba, dès son élaboration en 1960, a eu pour but premier de déstabiliser la nation. Dans cette affirmation, je ne me base pas sur les dires de la famille Castro, ni sur une quelconque propagande communiste, mais bien sur des faits réels et vérifiables. Dans un document du 6 avril 1960 (déclassé en 1991), soit un an avant l’invasion organisée par les États-Unis contre Cuba, Lester Dewitt Mallory, alors secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines, écrivait dans un mémorandum discuté à une réunion dirigée par le président en personne : « Il n’existe pas d’opposition politique efficace à Cuba ; le seul moyen prévisible dont nous disposons donc aujourd’hui pour réduire le soutien interne à la Révolution, c’est le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques. Il faut utiliser au plus tôt tous les moyens concevables pour miner la vie économique cubaine, refuser de l’argent et des livraisons au pays en vue de réduire les salaires réels et monétaires, ce qui provoquerait la faim, le désespoir de la population et le renversement du gouvernement. »
Sachez également que les dommages économiques de l’embargo étasunien infligé au peuple cubain ont été calculés à ce jour à plus de 89 milliards de dollars selon un rapport officiel des autorités cubaines aux Nations Unis. Cet embargo est maintenu à rebours de la volonté formelle de la communauté internationale, puisqu’une résolution des Nations Unis sur la nécessité de le lever a été votée à la quasi-unanimité en octobre 2007, et cela pour la 16ième année consécutive. Ramsey Clark, l’ex-secrétaire à la justice des États-Unis, pour ne citer qu’un des nombreux intellectuels et personnalités qui s’élèvent contre l’embargo, a déclaré : « Le gouvernement des États-Unis est seul, défiant la volonté des nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l'humanité. Il agit dans l'intérêt d'une poignée de groupes économiques qui veulent s'approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée avec les pauvres de la planète. Cessez cette honte. »
La principale source à laquelle réfère les affirmations contenus dans votre article, notamment en matière de droits humains à Cuba, est nul autre que Reporters sans frontières, l’organisation en tête de peloton en termes de propagande anti-castriste. Un conseil chère Madame Vadnais, avant de statuer naïvement comme véridique une information, il serait plus adéquat d’en vérifier l’impartialité.
En ce qui concerne Reporters sans frontières et en l’occurrence son ancien secrétaire général Robert Ménard, ignorez-vous donc qu’il participe à une guerre de propagande destinée à briser l’image de la Révolution et à en nier les acquis? Ménard est arrivé au cours des années à s’ériger en référence universelle, avec comme noble but déclaré la défense de la liberté de la presse, alors qu’il est en fait une marionette des intérêts étasuniens grassement payé. L’associée de Ménard à Miami, Nancy Pérez Crespo avait d’ailleur développé un véritable réseau d’agences d’information cubaines dont la prétendue « indépendance » est garantie par les subventions millionnaires de la USAID (United States Agency for International Development) et de la NED (National Endowment for Democracy), organismes obéissant aux orientations de la CIA. Remarquez que je parle ici au passé puisque tout récemment Robert Ménard a abandonné son poste de secrétaire général alors que son organisation, Reporters sans frontières, se trouve sous la loupe du Government Accountability Office à Washington, pour être un des principaux bénéficiaires du Center for a Free Cuba impliqué dans une fraude gigantesque. Je ne me lancerai pas ici dans l’édifiante preuve qui saurait discréditer les dires de Reporters sans frontières, car un livre entier y serait nécessaire. Justement, un journaliste et auteur québécois ami de Cuba, Jean-Guy Allard, a su le faire à merveille avec son ouvrage intitulée « Pourquoi Reporters sans frontières s’acharne sur Cuba? », que j’invite toute personne intéressée à la vérité à consulter. En préface du livre, une éloquente citation de Wayne Smith, chef de la Section des intérêts nord-américains à la Havane de 1979 à 1982 : « La démocratie et les droits de l’homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l’homme nous importaient, nos ennemis seraient l’Indonésie, la Turquie, le Pérou ou la Colombie par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celle de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque. »
Quelques chiffres pour appuyer cette affirmation, tirés du CIA World Factbook : À Cuba, le taux de mortalité infantile est comparable à celui du Canada, soit 5.93 décès par 1000 naissances (5.08/1000 au Canada). Le taux d’analphabétisme est de 0.2% à Cuba, contre 1% au Canada et aux Etats-Unis. À titre de comparaison, prenons la République Dominicaine qui fait partie des Caraïbes tout comme Cuba et qui compte 9,5 millions d’habitants. Le taux de mortalité infantile y est de 26.9 décès par 1000 naissances, soit 5 fois plus que Cuba et le taux d’analphabétisme est de 13%.
Sur ce, au lieu de spéculer sur la mort de Fidel et sur les changements que sa disparition ou celle de son frère pourrait entraîner à Cuba, je vous invite à enlever vos œillères et à admettre la réalité des acquis de la Révolution cubaine, qui font de ce pays une démonstration indéniable des vertus du socialisme et un exemple pour les autres pays qui refusent de se plier au dicta de l’impérialisme.
Karine Walsh
Association Québécoise des amiEs de Cuba
Montréal, le 2 février 2009
Le grand artisan de la révolution qui a détrôné Fulgencio Batista le 1er janvier 1959 n’est pas apparu en public depuis juillet 2006, date à laquelle il a subi une opération aux intestins. En convalescence depuis ce temps, il continue d’intervenir dans la vie publique grâce à des chroniques dans le Granma, le journal du Parti communiste. La dernière remonte au 16 décembre dernier. «À la limite, Fidel est peut-être déjà mort», avance Sabrina Doyon, professeure au Département d’anthropologie de l’Université Laval. Les images les plus récentes du Comandante datent du mois de novembre, au moment de sa rencontre avec le président russe Dmitri Medvedev et son homologue chinois Hu Jintao.
Néanmoins, ce ne serait pas la première fois que l’on croirait à la fin de l’irréductible socialiste, aujourd’hui âgé de 82 ans.
Castro ou CastroEn février 2008, le mythique dictateur caribéen a confié les rênes de l’État à son frère Raúl, qui a poursuivi son œuvre dans une continuité relative. «Raúl et Fidel partagent les mêmes idéologies, explique Sabrina Doyon. Certains disent que Raúl est plus ouvert; il a voulu réintégrer certains cercles diplomatiques. Mais des changements fondamentaux, il n’y en a pas tant que ça depuis qu’il est au pouvoir.»
Aussi Raúl Castro s’est-il contenté de permettre aux Cubains de posséder des cellulaires et d’avoir accès à Internet, ce que peu d’entre eux peuvent se permettre. «À l’extérieur de La Havane, où les gens ont plus de moyens, les cellulaires ne changeraient rien au quotidien.» Les communications restent surveillées partout dans l’île, les appels étant sur écoute et les courriels, passés au peigne fin. Dans son Rapport annuel 2008, Reporters sans frontières remarque que «la situation des droits de l’homme n’a connu aucun progrès en un an et demi de présidence intérimaire de Raúl Castro.»
Néanmoins, c’est la situation économique qui reste la préoccupation la plus immédiate pour la majorité de la population cubaine, fait remarquer Sabrina Doyon. «Les gens sont d’abord préoccupés par ce qu’ils vont manger demain […] Les trois ouragans qui ont secoué l’île à l’automne ont affecté les agriculteurs, et des producteurs de tabac qui vendent leurs cigares en dollars américains», souligne-t-elle. Plusieurs d’entre eux ont vu leur maison détruite par les récentes catastrophes naturelles. «Le gouvernement donne les matériaux pour reconstruire les maisons perdues, mais actuellement, il y a trop de demande. Il y a du rationnement au niveau de l’électricité. Raúl Castro a annoncé des restrictions budgétaires importantes pour les prochaines années.»
L’effacement de Fidel au profit de son frère semble somme toute faire peu de remous. Pour Jonathan Paquin, professeur au Département de science politique de l’Université Laval, ce n’est d’ailleurs pas tant la mort de Fidel Castro qui pourrait amener un changement à Cuba que la disparition de la vieille garde révolutionnaire. «Les choses vont commencer à changer quand Raúl va décéder. Tant qu’il y aura un Castro à La Havane, les choses resteront au beau fixe», estime-t-il.
Qui veut la peau du régime?Néanmoins, plusieurs surveillent un éventuel ébranlement du régime castriste, auquel cas, «tous les scénarios sont possibles, lance Sabrina Doyon. Les Cubains de Miami ont un œil sur leurs anciennes propriétés. Ils avaient des terres qui vaudraient beaucoup d’argent dans un système capitaliste». D’un autre côté, la gauche latine, qui prend Cuba pour modèle, pourrait vouloir la garder de son côté. «On ne sait pas à quel point Hugo Chávez a des vues pour la suite.»
Fait à noter, l’île connue pour ses plages de sable fin pourrait développer un nouveau secteur économique : l’or noir. Cuba recensant des puits de pétrole, elle pourrait attiser les convoitises, selon Mme Doyon. Alors qu’en 2005, elle produisait 72 000 barils par jour, de récentes estimations parlent de 2 milliards de barils en réserve, ce qui permettrait, d’ici 2015, d’en produire 700 000 supplémentaires chaque jour.
Obama et Cuba Même si les États-Unis n’ont probablement pas de plan pour déstabiliser le régime castriste, reste qu’ils ont une grande influence sur l’île, ne serait-ce qu’en raison du blocus économique qu’ils lui imposent depuis 1962.
Lors d’un débat de la course à l’investiture démocrate, en août 2007, Barack Obama s’était dit favorable à un allègement de cet embargo et s’était engagé à faciliter les visites des Cubains en exil à leur famille. De son côté, la prochaine secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a toujours été plus conservatrice, affirmant qu’elle ne dialoguerait pas avec Cuba tant qu’il n’y aurait pas de changement en faveur de la démocratie chez ses voisins du sud. L’arrivée de Barack Obama à la présidence des États-Unis ne devrait pourtant pas tellement changer les relations américano-cubaines. «Dans le meilleur des cas, si Barack Obama a du temps et de l’énergie à consacrer à un rapprochement diplomatique avec Cuba, Raúl va rester fermé», croit M. Paquin. Le président cubain continue de pointer les États-Unis comme un «ennemi». Dans le même sens, la professeure de science politique de l’Université Laval Anessa Kimball affirme que «pour Obama, ce qui est important, c’est la promotion de la démocratie. Mais sa priorité, ce sera la crise économique, ainsi qu’assurer une transition pacifique à la présidence.»
C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle considère la question de l’embargo : «Pour Obama, la question de l’embargo est difficile. Son électorat, ce sont les ouvriers. Il a tendance à les protéger et à protéger le commerce. La levée ou l’allègement de l’embargo à Cuba pourrait ouvrir de nouveaux marchés pour les entreprises américaines, mais aussi faire entrer les biens cubains dans le marché intérieur. Qu’est-ce qui est le mieux pour les États-Unis en période de crise économique?»
Le choix d’Hillary Clinton comme chef de la diplomatie américaine pourrait-elle durcir les positions plus souples de Barack Obama? «Ce serait une possibilité. C’est une bonne question : Hillary suivra-t-elle Obama ou ses propres convictions? L’offre à Mme Clinton peut jouer dans les plans du président élu», concède Mme Kimball, n’écartant pas l’idée d’une potentielle démission de Mme Clinton, qui «n’a peut-être pas les mains assez délicates pour la diplomatie». Mais M. Paquin est catégorique : «Le président, c’est Barack Obama, c’est son opinion qui importe.»
7 janv. 2009
Lettre à Radio Canada

Télévision de Radio-Canada
RDI- Les grands reportages
Du 5 et 6 janvier 2009
RDI- Les grands reportages
Du 5 et 6 janvier 2009
Monsieur, madame
En novembre dernier, je vous adressais une suggestion pouvant faire l’objet d’une émission présentée aux Grands Reportages. Il était question du cas de 5 cubains emprisonnés aux É-U pour avoir infiltré des organisations anti-castristes de Floride. Leur seul tort était d’avoir voulu pacifiquement, empêcher que des actions terroristes continuent à se commettre contre leur pays à partir du territoire américain. Je vous faisais part également de la censure observée par les grands médias aux É-U et qui par le fait même empêchait les citoyens canadiens de prendre connaissance de ce grand cas d’injustice.
Vous m’aviez répondu alors que vous transmettriez ma lettre à votre envoyé spécial en Amérique Latine, Jean Michel Leprince. Sans avoir la prétention que l’on ait donné suite à ma suggestion, on aurait pût tout au moins avoir droit à un reportage de votre journaliste, qui, étant déjà sur place dans la région, aurait été sans doute en mesure d’offrir un travail de qualité.
Mais voilà que vous nous présentez en ce début d’année, comme pour marquer le 50 ième anniversaire de la révolution cubaine, à votre façon, un document datant de 2004 et par surcroît, tiré d’une production américaine à saveur anti-castriste de toute évidence.
Un document monté tout spécialement pour ternir l’image du chef de la révolution cubaine. Des analyses tordues, demi vérités, témoignages toujours négatifs, de la part d’individus reconnus pour leur opposition au socialisme.
Un document monté tout spécialement pour ternir l’image du chef de la révolution cubaine. Des analyses tordues, demi vérités, témoignages toujours négatifs, de la part d’individus reconnus pour leur opposition au socialisme.
On veut brosser un tableau du dirigeant cubain, mais en aucun moment on ne donne la parole à ses amis personnels et admirateurs. Pourtant ils sont nombreux, et seulement quelques uns d’entre eux auraient pût donner au reportage un peu plus de neutralité ( Par ex : le prix Nobel de littérature, Gabriel Garcia Marquez ; Rigoberta Menchu et Adolfo Perez Esquivel, tous deux prix Nobel de la paix)
Au contraire, on a eu droit aux vérités d’analyste de la CIA, de terroristes notoires (Armando Valladares, policier assassin du temps de Batista) et de poseur de bombes professionnel ( Carlos Alberto Montaner, dans les dernières semaines de 1960, a placé des bombes incendiaires dans des magasins et des cinémas de la Havane, massacrant des personnes innocentes ) pour ne nommer que ceux-là.
Ne trouvez vous pas que les habituéEs des Grands Reportages auraient mérité mieux que de subir ce documentaire réchauffé, et présenté plus d’une fois sur nos ondes ?
En plus de nous être imposé sur 2 soirs d’une heure chacun, vous n’avez pas fait honneur à votre envoyé spécial sur le terrain, qui aurait sans doute fait beaucoup mieux que de nous préparer un semblable document biaisé et haineux.
Michael Walsh
Association Québécoise des amiEs de Cuba
En plus de nous être imposé sur 2 soirs d’une heure chacun, vous n’avez pas fait honneur à votre envoyé spécial sur le terrain, qui aurait sans doute fait beaucoup mieux que de nous préparer un semblable document biaisé et haineux.
Michael Walsh
Association Québécoise des amiEs de Cuba
Reply to NP lies

Reply of the Association Québécoise des amiEs de Cuba to the National Post article « Whitewashing Cuban terror » published on December 22, 2008.
Your article « Whitewashing Cuban terror » published on the National Post’s December 22, 2008 edition, has caused a flood of protests among the Canadian groups supporting The Cuban Five. Now, we must set the record straight about the numerous lies you have written. Your article begins with an insinuation that positive changes in Cuba are finally possible due to Raul Castro’s takeover in place of his older brother Fidel. That affirmation alone is an insult to anyone who knows the slightest truth about Cuban people and the pride about their revolution, as well as their loyalty and their strong supportive feelings towards their leader Fidel. Your article mentions that « now, ordinary Cubans can buy personal computers and media players »; are you implying that under the Fidel-led government they were not capable? No law existed that prohibited a Cuban from buying computer or anything else for that matter. Nor was the Cuban government a rigid or ascetic one. Schools, hospitals, and other public institutions are always prioritized in Cuba when it comes to choosing where to distribute precious and rare merchandises such as computers. Yes, there are merchandise issues in Cuba. Yes, there are several necessary consumption articles not available to Cuban citizens. Yes, there is a lack of basic medical supplies such as Aspirin or antibiotics. Yes, there is a lack of construction materials and agriculture machinery parts; and the list goes on. However, it is highly hypocritical to insinuate that these lacks of necessities are in any way a political will of the Cuban government. The lack of goods is the direct result of the United States attempts to isolate Cuba. They are part of the strangling of a population with a commercial, economic and financial embargo that has been imposed to the island since 1962, in a declared goal to unstabilize and sow subversion among Cuban people. Internet access is rare and expensive because it is available only through satellites, and not through fiber optics technology deprived from Cuba by the U.S. blockad. Positive changes to Cuban society are nothing new, they started on Day One of Cuba’s liberation from Batista’s dictatorship in 1959, and are slowly but surely turning Cuba into an example for other Latin American countries inspired by Socialist ambitions.
Your article refers to an eventual consideration of the Cuban government to release American political prisoners, under the condition that the US government consider releasing innocent men, « The Cuban Five », being held prisoners since September 1998. There is so much to say about this particularly revolting case of injustice and incarceration of these five unarmed men. They were working in Southern Florida to gather information about the activities of mercenary groups that have threatened the Cuban people with arson, sabotage, murder and even the use of biological weapons. These five men, « The Cuban Five », were arrested by the FBI and held in punishment isolation cells for 17 months before their cases were even brought to trial.
« The Cuban Five » were charged with the nebulous accusations of conspiracy, which means under US law, an agreement to commit espionage. However, the US government never charged or claimed that actual espionage activity had occurred since no classified military documents were involved. In fact, your article contains inaccurate and bias information which any newspaper journalist should be ashamed of; as you refer to The Cuban Five as spies and they were never even convicted as so. Your article also refers to a particular event, the flight destruction of two Cessna belonging to the exile group Brothers to the Rescue. In an incredibly twisted way, the US government managed to charge one of The Cuban Five, Gerardo Hernandez, of conspiracy to murder regarding this event. He had informed the Cuban government that these aircrafts were planning to make an illegal incursion in the aerial Cuban territory.
« The Cuban Five » were charged with the nebulous accusations of conspiracy, which means under US law, an agreement to commit espionage. However, the US government never charged or claimed that actual espionage activity had occurred since no classified military documents were involved. In fact, your article contains inaccurate and bias information which any newspaper journalist should be ashamed of; as you refer to The Cuban Five as spies and they were never even convicted as so. Your article also refers to a particular event, the flight destruction of two Cessna belonging to the exile group Brothers to the Rescue. In an incredibly twisted way, the US government managed to charge one of The Cuban Five, Gerardo Hernandez, of conspiracy to murder regarding this event. He had informed the Cuban government that these aircrafts were planning to make an illegal incursion in the aerial Cuban territory.
First of all, who were the men flying these planes and why were they illegally roaming the Cuba skies without authorisation? They were from a group called Brothers to the Rescue known in spanish as Hermanos al Rescate. A Miami-based activist organization headed by José Basulto, formed in 1991 by Cuban exiles, the group is widely known for its opposition to the Cuban government and President Fidel Castro. The Brothers to the Rescue describes itself as a humanitarian organization aiming to assist and rescue raft refugees emigrating from Cuba and they pretend to "support the efforts of the Cuban people to free themselves from dictatorship through the use of active nonviolence". That is their sayings. Now here is the truth: Brothers to the Rescue is an illegal and anti-Cuban organization. Their fundamental purpose is to provoke incidents and aggravate relations between Cuba and United States. The purposes of these flights were to release propaganda anti-Castrist leaflets on Cuban territory. On this particular event of January 1996, it is disputed by the ICAO whether the planes were over Cuban territorial airspace at the time of the shootdown, but it is undisputed that at least one of their planes actually entered Cuban airspace prior to the shootdown.
Throughout the early 1990s, the group's planes made repeated incursions into Cuban territory. While these were widely considered airspace violations, Brothers to the Rescue claimed that these were acts of legitimate resistance against the government. In January 1996, José Basulto flew a plane along with two additional Cessna ignoring a final warning by Cuba. Two of these planes were shot down by the Cuban Air Force.
Miguel Alfonso Martinez of the Cuban Foreign Ministry stated in an interview that planes belonging to the Brothers to the Rescue group had flown into Cuban airspace 25 times during the previous 20 months. He asked, "What would happen if an aircraft piloted by declared enemies of the US was detected flying over Washington? What would the US authorities do? Would they allow it to continue flying undisturbed?” The two aircraft that were shot down were "not common civilian aircraft," as suggested by the US. This is not the case of an innocent civilian airliner that, because of an instrument error, departs from an air corridor and gets into the airspace of another country. These people knew what they were doing. They were warned and they wanted to take certain actions that were clearly intended to unstabilize the Cuban government. The US authorities knew about their intentions.
In your article, you do mention one truthfull fact, which I now insist on myself. Many Canadian groups, left-wing students, and even politicians, have taken up the banner of The Cuban Five and are demanding for their liberation. According to one of their defense lawyers Richard Klugh, the appeal of the Cuban Five is to be brought before the Supreme Court before January 30, 2009. Indeed, our solidarity is growing not only in Canada but all over the world, as we are fiercely engaged in a battle to break the silence on the case of The Cuban Five and determined to have Gerardo Hernandez, Antonio Guerrero, Ramon Labanino, Fernando Gonzalez, and Rene Gonzalez walking freely again.
Karine Walsh,
Karine Walsh,
Association Québécoise des amiEs de Cuba
20 sept. 2008
Tragédie naturelle
Cuba vient de faire face à une de ses pires tragédies naturelles qu’il ait jamais connu : 2 ouragans d’une rare intensité, Tout d’abord Gustav et une semaine plus tard. Ce dernier a ravagé à peu près tout le pays, d’est en ouest, causant des dommages sommairement évalués, additionnés au premier, à 5 milliards de dollars.La solidarité internationale ne s’est pas fait attendre, petits et grands pays ont vite offert de l’aide. Mais, il en est une qui relève de la pire hypocrisie, spécialement offerte pour tromper l’opinion publique tout en profitant du malheur de milliers de cubains, en voulant laisser croire qu’on voulait leur bien. Donc, une offre de …$100,000.00 assortie de conditions, soit que cet argent passe par des ONG (???) sur place et non par les services gouvernementaux et, qu’ils( étasuniens) puissent aller sur le terrain afin d’évaluer les dommages. Pour ceux et celles parmi les gens que l’administration Bush aurait voulu berner et qui n’ont pas trop la notion des chiffres, regardons une autre offre, cette fois-ci, de solidarité : Un petit pays pauvre du Tiers Monde, Timor Leste, a donné sans aucune condition la somme de $500,000.00, soit 5 fois le montant du pays le plus puissant de la planète. Cuba, poliment a remercié les É-U pour leur compassion, mais leur a demandé, s’ils voulaient vraiment les aider, la permission temporaire pour acheter du matériel de construction afin de pouvoir réparer ou rebâtir les centaines de milliers de maisons endommagées et détruites . Condoleeza Rice s’est vite empressée de dire qu’il n’était pas question de lever l’embargo.
Tout ceci, suite à l’ouragan Gustav. Vient ensuite Ike, plus destructeur encore, ne laissant pas la chance aux malheureux cubains de se relever de leur première tuile.
Reviennent donc à la charge, les sauveurs du monde, les champions pacifistes qui veulent étendre leur démocratie. Cette fois, ils parlent d’un avion qui partirait pour Cuba avec à son bord $5 millions de produits. Cuba redemande alors que l’interdiction d’acheter des matériaux aux É-U soit temporairement levée et que soit consentie, comme à toutes les transactions des autre pays dans ce domaine, les crédits nécessaires, indispensables dans ces moments tragiques. La réponse du secrétaire au commerce de l’administration Bush, Carlos Gutierrez, a été catégorique : non.
Comment peut-on vouloir faire croire au monde entier que l’on veut venir en aide à un pays, alors qu’on y maintient un blocus criminel depuis presque 50 ans ? Les pertes encourus par ce qui est appelé poliment « embargo » sont évaluées à 200 milliards et ce, sans compter les milliers de vies fauchées par des actions terroristes perpétrées à partir du territoire étasunien (Miami, Floride) avec le silence ou la complicité des autorités en place.
Tout comme des vautours, les ennemis de Cuba se frottent les mains et se déguisent à nouveau en bons samaritains. Combien de temps encore réussiront-ils à berner les Peuples ?
Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
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